L'Opti'Zoom
Nous partageons les actualités RH qui impactent directement votre quotidien.


Arrêts de travail : une durée désormais plafonnée
Ce qui change
Depuis le 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail est plafonnée : 31 jours maximum pour la première prescription, puis 62 jours maximum par prolongation. Les médecins peuvent déroger à ce plafond si l'état de santé du salarié le justifie. Autre nouveauté : l'indemnisation par l'Assurance Maladie est désormais limitée à 12 mois sur une période de 3 ans pour une maladie ordinaire (jusqu'à 3 ans pour une affection longue durée).
Ce que ça implique pour vous
Si vous gérez seul(e) vos absences (arrêts, prolongations, maintien de salaire), ces nouveaux plafonds changent la mécanique à laquelle vous étiez habitué. Un arrêt qui se prolonge au-delà de ces durées nécessite désormais une vigilance particulière sur son suivi administratif et sur le calcul du maintien de salaire éventuellement prévu par votre convention collective.
Notre conseil
Mettez à jour votre trame de suivi des absences avec ces nouveaux repères de durée. En cas de doute sur un arrêt qui dépasse les plafonds, le premier réflexe est de vérifier s'il s'agit d'une dérogation médicale justifiée avant toute décision RH.
Ce qui change
À compter du 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle diminue : 15 mois au lieu de 18 pour les moins de 55 ans, 20,5 mois au-delà. C'est la date de fin de contrat qui détermine le régime applicable, pas la date de signature de la convention.
Ce que ça implique pour vous
Si vous envisagez une rupture conventionnelle avec un collaborateur, sachez que ce changement peut désormais influencer sa décision d'accepter ou non : la perspective d'indemnisation chômage est moins avantageuse qu'avant. Cela peut rallonger vos négociations.
Notre conseil
Anticipez ce point dans vos échanges avec le salarié concerné : mieux vaut l'aborder en amont plutôt que de découvrir un blocage en fin de négociation. Pensez aussi à vérifier la date de fin de contrat prévue, car c'est elle (et non la date de signature) qui déterminera le régime applicable.
Rupture conventionnelle : une indemnisation chômage revue à la baisse


Ce qui change
La Cour de cassation a précisé, le 25 mars 2026, que le statut de conjoint salarié ne nécessite plus de démontrer un lien de subordination avec le dirigeant, y compris lorsque celui-ci dirige une société. Il suffit que le conjoint exerce une activité professionnelle régulière dans l'entreprise.
Ce que ça implique pour vous
Pour les petites structures familiales, cette clarification sécurise et simplifie la reconnaissance du statut de conjoint salarié, sans avoir à prouver un rapport hiérarchique parfois artificiel dans une organisation de petite taille.
Notre conseil
Si votre conjoint travaille régulièrement à vos côtés dans l'entreprise, c'est l'occasion de vérifier que son statut est bien formalisé (salarié, collaborateur ou associé) et qu'il correspond à la réalité de son implication.
Prime carburant : un coup de pouce doublé pour 2026
Ce qui change
Le plafond annuel d'exonération de la prime carburant passe de 300 € à 600 € par salarié pour les primes versées jusqu'au 31 décembre 2026. Deux conditions sont temporairement suspendues : vous pouvez désormais la verser même si le trajet domicile-travail est desservi par les transports en commun, et la cumuler avec votre participation aux abonnements de transport public.
Ce que ça implique pour vous
C'est un levier simple et peu coûteux fiscalement pour soutenir le pouvoir d'achat de vos équipes sur leurs trajets, sans les contraintes habituelles de zone géographique ou de cumul.
Notre conseil
Si vous n'aviez pas mis en place cette prime faute d'être éligible auparavant, c'est le bon moment pour l'envisager : ces assouplissements sont valables dès maintenant et jusqu'à fin 2026.
Conjoint salarié dans l'entreprise : un statut facilité
Congé supplémentaire de naissance : à intégrer dans vos process
Ce qui change
Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau congé supplémentaire de naissance s'ajoute aux congés de maternité et paternité, pour les enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026. Chaque parent peut en prendre un ou deux mois, fractionnables, après avoir terminé son congé de maternité, paternité ou d'adoption, dans les 9 mois suivant la naissance. Il est indemnisé par la Sécurité sociale à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second.
Ce que ça implique pour vous
Vos salariés peuvent désormais vous solliciter pour ce nouveau congé, à prévenir au moins un mois à l'avance (15 jours s'il suit directement un congé de paternité ou d'adoption). Un nouveau cas d'absence à intégrer dans votre gestion administrative.
Notre conseil
Mettez à jour votre livret d'accueil ou votre note d'information sur les congés familiaux pour informer vos équipes de l'existence de ce nouveau droit, et anticipez les délais de prévenance dans votre planning.






Contact
Agathe BOULANGER
contact@opti-conseils.com
06 70 39 00 19
© 2026. TOUS DROITS RÉSERVÉS.
